Journal Altitude : avril 2022

LA SHÉDO VOUS INVITE!

En attendant le printemps, la SHÉDO a officiellement lancé sa saison 2022! Permaculture, vermicompostage, annuelles et vivaces géantes, orchidées et plus! Quelle belle programmation proposée jusqu’à l’automne! Dépliant et publicité sont à l’honneur dans vos boites postales, chez certains marchands du village et sur notre nouveau groupe Facebook.  Attention, nous sommes passés d’une « page » à un « groupe » Facebook, alors n’oubliez pas de vous réinscrire ici : https://www.facebook.com/groups/hortisaintdonat

Le 21 avril prochain,  Guillaume Pellan, pépiniériste et paysagiste avant-gardiste, nous présentera son approche écologique et artistique d’un aménagement paysager comestible. Ce propriétaire de l’entreprise « Paysage gourmand » situé à Rawdon, nous proposera des jardins ornementaux, savoureux et d’entretien minimal avec la promesse de floraisons et des récoltes abondantes.  Vous êtes curieux? Moi aussi! Un paysage entièrement gourmand, c’est invitant! Soyez des nôtres dès 19h à la salle Jules St-Georges.

Visitez le lien https://hortistdonat.org/devenir-membre/  pour vous inscrire. Procurez-vous votre carte de membre à 25 $ (ou 40$ par couple) payable par Interac, chèque ou comptant pour un accès facile à toutes les conférences! Il est aussi possible d’assister à une seule rencontre pour 10 $(paiement 48 h à l’avance). Pour de plus amples renseignements au sujet de votre inscription, communiquez avec Monsieur Eddy Dupuis : e.dupuis@hotmail.ca  ou 819-424-5424.
Site Internet : www.hortistdonat.org
Pour nous rejoindre : hortistdonat@gmail.com

JOUR DE LA TERRE : LE 22 AVRIL ET TOUS LES JOURS!

J’adore écrire et j’ai la chance d’être auteure de livres pour enfants. Mon prochain album jeunesse sera dédié aux changements climatiques et aux solutions qui sont accessibles à nos jeunes. Un enfant m’a dit un jour qu’il se sentait bien démuni face à ce qui se vit en environnement : « Que puis-je faire? Plusieurs solutions ne peuvent être réalisées que par les grands et je ne suis qu’un enfant! » Ouf! J’ai réfléchi avant de lui répondre, car parfois je me sens un peu comme lui. J’utilise les moyens qui sont à ma disposition pour faire ma part. J’essaie entre autres de bien gérer et réduire mes déchets au quotidien, mais quand j’entends les nouvelles, j’ai souvent l’impression que je n’ai pas beaucoup d’emprise avec mes petits gestes. Et ces jours-là, je me trouve bien menue face aux grands problèmes environnementaux de ce monde! À quand les vraies grandes solutions pour le climat?

Puis, ma voix intérieure me rappelle que les petits pas font aussi une différence, surtout si nous sommes des milliers à marcher dans les mêmes traces. Allons-y avec des gestes qui sont à notre portée comme appliquer la règle des 4R-C (Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter) ! On peut le faire pour nous, mais je pense qu’on doit surtout agir pour nos enfants. Et c’est la réflexion d’un enfant qui a accentué ma détermination, car ce sont eux qui vivront avec les résultats de ces efforts!

Pourquoi ne pas leur offrir un peu d’emprise sur leur avenir et les aider à gérer leurs inquiétudes en donnant l’exemple certes, mais aussi en les impliquant concrètement?  Demandez-leur ce qu’ils ont envie de faire! On peut les inviter à devenir « spécialistes » du bac bleu ou du compostage, ouvrir des discussions sur le gaspillage ou sur le contenu de notre poubelle familiale, organiser des lunchs « zéro déchet » ou les faire participer aux choix écologiques de la famille. Un pas, un simple petit pas aujourd’hui pour demain. Vous avez des idées?  Partagez-les sur notre groupe Facebook!

Saviez-vous que le « Jour de la Terre » existe depuis près de 50 ans? Cette journée mondiale nous amène chaque année à réfléchir aux dommages infligés à notre planète… et à nous activer les 364 jours qui restent! Personnellement, c’est une occasion de faire un bilan de mes bonnes habitudes et d’en créer de nouvelles. Une belle façon de diminuer mon empreinte écologique en tant qu’individu et ainsi faire un gros câlin à la Terre chaque jour de l’année.

(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : mars 2022

LA SHÉDO VOUS INVITE!

La Société d’horticulture et d’écologie de Saint-Donat vous revient dès le 31 mars 2022 à 19 h avec sa première conférence en présentiel de la saison! Soyez des nôtres lors de notre assemblée générale qui sera suivie d’une animation intitulée « POURQUOI LES LOUPS ? ». Les mythes perdurent chez les loups. Pourtant, celui-ci est une espèce clé pour le maintien de l’équilibre des écosystèmes. Venez rencontrer une naturaliste du parc national du Mont-Tremblant qui nous aidera à comprendre le rôle écologique du loup afin de mieux le protéger. À ne pas manquer!

La SHÉDO a choisi pour vous plusieurs autres passionnantes conférences pour la saison 2022. Venez discuter de vermicompostage, de permaculture ou encore de la culture des orchidées. Soyez à l’affut, car notre programmation complète sera disponible très bientôt!

Pour un accès à toutes les rencontres, procurez-vous votre carte de membre individuelle à 25 $ ou à 40 $ par couple. Il est aussi possible d’assister à une seule animation pour 10 $ payable 48 h à l’avance. Pour de plus amples renseignements au sujet de votre inscription, vous n’avez qu’à communiquer avec Monsieur Eddy Dupuis : e.dupuis@hotmail.ca  ou 819-424-5424.
Pour nous rejoindre : hortistdonat@gmail.com

DES AMOURS DE TOMATES POUR SAINT-DONAT!

Une fièvre potagère s’est emparée l’an dernier de nombreux jardiniers à Saint-Donat. Les yeux brillants, ils rêvaient de récoltes fabuleuses. La tomate, reine des potagers, trônait au sommet des espoirs. Chacun y était allé de sa propre méthode : achat de plants déjà chargés de tomates, échange ou achat de semences ou de jeunes plants, semis à la maison. Mais pour beaucoup, la récolte espérée n’a pas été au rendez-vous, les premiers gels arrivant avec l’apparition des premières tomates. Misère !!

Bien sûr, ceux qui s’étaient procuré des plants déjà chargés de tomates ont rapidement pu en mettre quelques belles tranches dans leur salade. Mais le coût élevé de ces plants en limite le nombre qu’on peut acheter. Et quand on a un potager, on a généralement envie de cultiver un grand nombre de plants afin d’obtenir une récolte importante.

Qu’est-ce qui explique les piètres résultats obtenus par le passé ? L’erreur la plus courante a été de n’avoir pas tenu de la zone de rusticité dans laquelle on se trouve. Celle de Saint-Donat est 3b, la même qu’au Saguenay, celle de Sainte-Agathe est 4a et celle de Montréal 6a ! Il y a donc un monde entre ce que nous pouvons faire pousser dans chacune de ces zones, car l’été est nettement plus court dans notre municipalité que dans la plupart des autres régions du Québec. La solution consiste alors à rechercher des plants ou semences de tomates hâtives, bref qui arrivent plus vite à maturité, afin de gagner notre course contre la montre climatique. Cela vaut bien évidemment aussi pour tous les autres légumes. Il suffit de consulter un catalogue de semences pour constater que certaines tomates viennent à maturité 75 jours ou même 95 jours (!!!) après la plantation en pleine terre, alors qu’il est possible de dénicher des cultivars qui produisent 50 ou 55 jours après leur repiquage. Quand on sait que la date de plantation sécuritaire à Saint-Donat est le 15 juin, à condition d’une météo favorable, on pourrait s’attendre à récolter des tomates dès le 8 août, pour des plants qui atteignent leur maturité après 55 jours, mais vers le 28 août pour les plants arrivant à maturité après 75 jours… à peine avant les premières gelées.

Il est évident que les plants hâtifs sont à privilégier si nous désirons une récolte satisfaisante à Saint-Donat. N’hésitez pas à vous informer des caractéristiques des plants et semences offerts et à insister pour obtenir ce qui convient à notre zone. Les mots nordique, subarctique, glacier, Manitoba, early, ou qualificatifs du même genre dans le nom des cultivars sont une bonne indication qu’ils sauront se plaire chez nous.

Vous avez eu de bonnes expériences avec votre potager ? Faites-nous part de vos bons coups, de vos photos ou de vos questions en vous abonnant à notre nouveau groupe Facebook de la Société d’horticulture de Saint-Donat : https://www.facebook.com/groups/hortisaintdonat.

(par Chantal Pepin et Suzanne Cohen, membres invitées).

Journal Altitude : février 2022

La SHÉDO vous présente : Frédéric Back, écologiste visionnaire

Connaissez-vous Frédéric Back? Cet artiste a été un pionnier du mouvement écologiste. Pendant plus de 40 ans, il a conçu des dessins, affiches et films d’animation québécois pour témoigner bien avant l’heure, de problèmes environnementaux et d’enjeux de développement durable. Même après son décès en 2013, ses huit films d’animation sont demeurés accessibles et gratuits. Il s’agit de taper « frederic back films animation » sur YouTube pour y avoir accès. Personnellement, j’ai adoré le film L’Homme qui plantait des arbres (1987) écrit par Jean Giono et raconté par Philippe Noiret. Vous n’avez jamais visionné ce film constitué de 20 000 dessins faits main et au message fabuleux ? Ajoutez-le à votre liste! C’est un hommage envers la nature.

La SHÉDO vous revient dès le 31 mars 2022 à 19 h avec sa première conférence en présentiel de la saison! Soyez des nôtres lors de notre assemblée générale qui sera suivie d’une animation intitulée « Pourquoi  les loups ? ». Les mythes perdurent chez les loups, alors une naturaliste du Parc national du Mont-Tremblant viendra nous aider à comprendre le rôle écologique du loup afin de mieux le protéger.

La SHÉDO a choisi pour vous plusieurs autres passionnantes conférences pour la saison 2022. Soyez à l’affut, car notre programmation complète sera disponible très bientôt! Des prix de présence ont été tirés parmi les membres qui ont participé aux conférences virtuelles de la saison dernière. Toutes nos félicitations aux gagnants de magnifiques livres offerts par la SHÉDO ainsi que par Mme Suzanne Cohen : Mme Denise Daoust, Mme Arielle Thirache, M. Jean Hade, Mme Alexe Croteau et M. Martin Cyr.

Pour un accès à toutes les rencontres, procurez-vous votre carte de membre individuelle à 25 $ ou à 40 $ par couple. Il est aussi possible d’assister à une seule animation pour 10 $ payable 48 h à l’avance. Pour de plus amples renseignements au sujet de votre inscription, vous n’avez qu’à communiquer avec Monsieur Eddy Dupuis : e.dupuis@hotmail.ca  ou 819-424-5424.

Pour nous rejoindre : hortistdonat@gmail.com

Abonnez-vous à notre groupe Facebook : http://www.facebook.com/hortistdonat

Au plaisir de vous revoir bientôt! C’est un rendez-vous!

(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : décembre 2021

Fleurir Noël !

Lorsque l’hiver frappe à la porte et que Noël approche, il est surprenant de constater toutes les variétés de potées fleuries disponibles en jardinerie et même chez notre épicier! Je partage ici avec vous mes cinq coups de cœur.

Pendant plusieurs années, c’est le poinsettia qui était à l’honneur dans mon salon. Appelé aussi « étoile de Noël », celui-ci peut garder sa belle coloration rouge très longtemps. Mais, c’est un petit frileux! Cette plante tropicale adore la lumière, mais pas le soleil direct. Elle apprécie une température entre 18 et 20 degrés, déteste les courants d’air et l’eau froide! Je n’ai jamais eu assez de rigueur pour essayer de le faire refleurir, car le poinsettia demande 14h de noirceur complète chaque jour pendant 8 à 10 semaines avant les fêtes!

Un jour, un ami m’a offert son magnifique cactus de Noël. Une belle plante aux rameaux retombants dans un pot énorme! Sa floraison rose a toujours été spectaculaire… mais jamais pour Noël! Le petit coquin fleurit au début du mois de décembre ou en janvier. J’ai lu que je devais le rationner en eau et lui donner plus d’obscurité. Alors, dès octobre, je l’ai déplacé et espacé les arrosages. Quelques boutons floraux sont apparus en… novembre, puis plus rien! Mais comme il nous reste un peu de temps avant Noël, je garde espoir. Mon plant est un vrai cactus de Noël, car saviez-vous qu’il existe une autre variété de cactus vendu pendant les fêtes?  Je m’en suis procuré un cette année et il arbore de magnifiques fleurs blanches. L’éclosion de ces dernières a été forcée en serre, alors l’an prochain, il risque de s’épanouir au printemps, d’où son nom: cactus de Pâques.

Mon premier cactus fut le déclencheur d’explorations horticoles hivernales! Mon kalanchoé avec ses feuilles vertes foncées, un peu dentelées et ses fleurs menues en bouquet jaune est ainsi devenu un de mes favoris. Il existe en plusieurs couleurs comme le blanc, le rose et le rouge. Cette plante grasse, qui aime un sol plus sec qu’humide et un bon éclairage, est originaire de Madagascar.

Quoi de plus spectaculaire qu’une amaryllis! Tellement impressionnante avec sa longue tige florale et son éclatante floraison rouge, rose ou blanche. On retrouve l’amaryllis sous forme de bulbe dans un pot prête à s’épanouir. Même si ça peut paraitre surprenant d’offrir un bulbe en cadeau, elle reste un beau présent à recevoir!

Les plantes présentées ici sont toutes tropicales, sauf ma dernière trouvaille. Eh oui! Ma nouvelle acquisition est commune au nord de notre province! La gaulthérie couchée ou thé des bois est très jolie avec ses feuilles délicates et ses petits fruits rouges. Elle peut être transplantée au printemps dans le jardin. Et miracle! C’est un couvre-sol facile qui apprécie l’acidité, l’ombre des sous-bois et de nos conifères ainsi que nos hivers! J’ai bien hâte de faire des essais!

Noël est aussi un moment de rêves et de souhaits. Tous les membres de la SHÉDO vous transmettent leurs vœux de paix, partage, amour et une prochaine année remplie de gros bonheur et bien sûr, de fabuleuses découvertes pour le jardin! Profitez de temps de qualité avec ceux et celles que vous aimez et retrouvez-nous pour la nouvelle année!

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(par Chantal Pepin).

Journal Altitude : novembre 2021

Pourquoi nos conifères gardent-ils leurs épines en hiver ?

Si vous nous avez suivis le mois dernier, vous savez que ce sont la diminution de luminosité et la perte de chlorophylle qui sont à l’origine des magnifiques couleurs dans nos forêts en automne. De même, les jours raccourcis et le froid obligeront les arbres à s’adapter pour rester en vie. Ils cesseront de nourrir leurs feuilles qui vont sécher et tomber.

Mais ma tête en perpétuel questionnement s’interroge encore! Pourquoi est-ce différent chez les conifères comme le sapin, l’épinette ou le thuya (cèdre)? Sauf exception, on voit bien que leurs épines ne changent pas de couleur et ne tombent pas!  Eh bien, aussi surprenant que cela puisse être, oui! Mais c’est beaucoup moins impressionnant que les arbres caducs. Durant leur croissance, les conifères développent des aiguilles ou des écailles recouvertes d’une couche de cire très résistante et protègent ainsi la chlorophylle dans leur feuillage. En automne, le vert sera juste un peu moins éclatant qu’en été.

Alors, dois-je m’inquiéter lorsque je vois des épines jaunies dans les conifères de mon jardin? Eh bien non ! Le feuillage des résineux se renouvèle tout au long de leur vie et il est normal, surtout en automne, qu’ils perdent une partie de leurs « feuilles » et que de nouvelles pousses apparaissent. Cette chute peut varier selon les années et d’un conifère à l’autre. Les arbres sont sensibles au stress, alors un été chaud et sec pourrait se traduire par une plus grande perte d’aiguilles ou d’écailles.

Nos conifères sont robustes au Québec, mais il est possible de les aider à passer l’hiver, en les arrosant jusqu’aux premières gelées. Certains, comme le mélèze, n’ont pas de couche protectrice sur leurs épines et perdront leur feuillage en hiver. Majestueuses sont les stratégies de la nature!

La neige est à nos portes et vous désirez fleurir votre intérieur pour les fêtes? Conseils pratiques sur les plus belles plantes de Noël dans notre article du mois prochain!

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(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : octobre 2021

Mais d’où viennent toutes ces couleurs?

Saint-Donat et ses environs se sont parés de leur majestueux costume d’automne! La compétition entre le jaune, le rouge et l’orange des feuilles est toujours époustouflante. Mais pour moi, impossible de me contenter d’admirer ce spectacle, j’ai la tête constamment pleine de questions! Êtes-vous de ceux qui se demandent comment se réalise ce spectaculaire changement de couleur? La croyance populaire veut que ce soit le refroidissement de la température qui cause la coloration.

En fait, les scientifiques ont démontré que ce n’est pas que le froid et le gel qui créent le phénomène. Ce serait plutôt dû au raccourcissement des jours et à la diminution de lumière. Une feuille est verte à cause de pigments appelés chlorophylle. Combinée au soleil et au carbone de l’air, elle permet aux feuilles de fabriquer des sucres et de nourrir l’arbre. C’est ce qu’on appelle la photosynthèse.  L’été, quand la chlorophylle est abondante, le vert masque toute autre couleur présente dans la feuille.

Lorsque l’automne arrive avec moins de lumière, la photosynthèse diminue ce qui amène la perte de chlorophylle, le vert laissant ainsi place aux couleurs qui étaient cachées : le jaune, l’orangé, le rouge. Fascinant la nature quand même! Mais ce n’est pas tout! Pourquoi les feuilles finissent-elles par sécher et tomber? Les jours raccourcis ET le froid obligeront l’arbre à s’adapter pour rester en vie. Ses feuilles, munies de capteurs sensibles à la lumière, stimuleront une hormone. C’est elle la responsable de la chute des feuilles! Un bouchon se formera à la base de chaque pétiole (queue de la feuille) et empêchera l’entrée de la sève. À cette étape, l’arbre entre dans une sorte d’hibernation et ne dépense plus d’énergie pour ses feuilles qui vont mourir et tomber. Mais ma tête pleine de questions s’interroge encore! Pourquoi est-ce différent chez les conifères comme le sapin, l’épinette ou le thuya (cèdre)? Sauf exception, leurs épines ne changent pas de couleur et ne tombent pas. Belle question? Promis, j’y reviendrai le mois prochain!

À la suite de mon article « Au secours de mes tomates! », voici la finalité de mon aventure! Chaque matin, je suis entrée dans ma petite serre surpeuplée en les saluant d’un « bonjour, les filles! » en m’assurant qu’aucun ennemi indésirable ne se soit pointé. Je les ai tellement dorlotées! J’aime imaginer que c’est ce lien affectif qui m’a permis d’avoir la plus belle récolte de tomates de ma vie. Mais bon, il faut bien que je rende à la serre ses avantages! Même s’il n’y a pas eu de vraie gelée en septembre, elle a tenu tête aux nuits froides et gardé une température juste assez chaude et humide pour laisser murir les légumes à point. Au moment d’écrire ces lignes, nous mangeons encore tomates, concombres, salade, haricots et plus! Prochains défis en avril prochain!

La SHÉDO a terminé ses activités pour la saison. Soyez alertes, car le printemps apportera une toute nouvelle programmation et des conférences, qui on l’espère, seront en présentiel. Au plaisir de vous retrouver pour jaser de vive voix horticulture et écologie! En attendant, suivez-nous sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/hortistdonat


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(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : septembre 2021

Au secours de mes tomates!

Si vous avez un potager, il y a de fortes chances que la tomate y soit cultivée. Comment ne pas succomber aux arômes et au délice d’une tomate mûrie au jardin? Pourtant, malgré une expérience qui s’est développée au fil des années, mes récoltes ne sont pas toujours fructueuses. En fait, une saison trop courte à Saint-Donat m’a amenée à me questionner sérieusement sur l’avenir de la tomate dans mon potager. Impossible de mettre en terre tes plants chouchoutés avant le 25 juin parce qu’il fait trop froid la nuit et lorsque les tomates sont sur le point de mûrir, la météo est déjà en déclin… ça vous dit quelque chose? L’expérience ultime a donc été d’aménager (enfin!) une petite serre sur le terrain. Mon rêve! Je me sentais comme une fillette à qui on a offert une maisonnette! Je regardais mes rejetons pousser avec fierté et je les imaginais remplis de fruits rouges, savoureux et totalement bio. Mais ce que je ne savais pas, c’est que plusieurs surprises m’attendaient. Mon premier défi a été de contrôler la chaleur en ouvrant les portes tôt le matin et en installant des rideaux blancs pour éviter la cuisson des plants. J’ai ensuite adapté mes arrosages, car avec l’humidité ambiante, il est facile de trop arroser. J’ai aussi réalisé que ma progéniture était très heureuse, car la serre est rapidement devenue une jungle! Trop serrées, les tomates ont envahi l’espace et j’ai dû tailler plusieurs branches pour que les autres légumes puissent respirer.

C’était quand même impressionnant et la récolte se promettait fabuleuse… jusqu’à ce que de petits insectes se pointent le nez. De minuscules pucerons rouges se sont installés incognito et le temps que je m’en rende compte, ils avaient proliféré sur la moitié de ma plantation. Me voilà donc à la quête de moyens écologiques pour les éliminer : douches, pièges collants jaunes pour les attirer, coupe des branches les plus affectées. J’ai même attrapé une dizaine de coccinelles dans le jardin de ma mère pour les intégrer à l’intérieur de la serre. Mais les indésirables étaient drôlement coriaces et mon rêve de légumes bio s’envolait au même rythme que les résultats de mes efforts. Si bien qu’en ultime recours, je me suis résolue à utiliser un savon insecticide. J’ai finalement réussi à éradiquer l’ennemi. Au moment d’écrire ces lignes, le calme règne dans la maisonnée et mes tomates rougissent doucement. Je ferai certainement le pied de nez aux premiers gels de septembre, mais je me demande combien de temps mes tomates seront protégées par la serre. Promis, je vous fais un compte rendu dans mon article du mois prochain.  

N’oubliez pas la prochaine conférence de la SHÉDO le jeudi 16 septembre 2021 à 19h30. Mme Hélène Dubé présentera des idées d’aménagements écoresponsables de la cour à la berge. Si vous n’êtes pas déjà membre, vous pouvez payer 10$ pour cette conférence (paiement 48 heures à l’avance) par chèque, argent comptant ou virement Interac. Communiquer avec Monsieur Eddy Dupuis: e . d u p u i s @ h o t m a i l . c a

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(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : août 2021

Avons-nous une influence écologique?

Qui ne s’est pas déjà questionné sur l’impact de ses petits gestes écologiques au quotidien? Lorsque je récupère ou que j’utilise le compostage à la maison, jusqu’où mon exemple influence-t-il mes enfants et mon entourage? Il y a une dizaine d’années, quand les bacs bruns n’étaient pas encore de mise dans les villes, ma grande fille qui venait d’emménager dans son nouvel appartement m’a téléphoné : «  Maman, qu’est-ce que je fais avec mes pelures de légumes? Je n’ai pas de bac de compostage ici! » Prise de court par sa question, je lui réponds qu’elle ne peut certainement pas s’installer un composteur sur le palier de son immeuble, alors… les mettre à la poubelle? Bref moment de silence, suivi de cette phrase qui se gravera dans ma mémoire: «  Tu ne comprends pas! J’ai composté toute ma vie! Je ne peux pas jeter ça aux poubelles! » Je réalise alors que mes enfants ont toujours connu le compostage domestique. Bien longtemps avant la venue des bacs bruns, ma mère utilisait un bac de compostage maison dans la cour.

Je me souviens encore de mon admiration, lorsque jeune adulte, j’ai vu pour la première fois « l’or noir » produit par ces déchets végétaux. Son jardin était d’ailleurs resplendissant! C’est par son exemple que le compostage s’est ancré dans nos habitudes familiales. Comme il n’y avait pas d’alternative pour ma fille, c’est avec une infinie tristesse qu’elle a jeté pour un temps ses déchets végétaux. Mais ce jour-là, j’ai compris l’effet réel de nos gestes environnementaux sur nos proches. Ma mère utilisait des sacs réutilisables qu’elle avait fabriqués elle-même pour faire ses emplettes à une époque, pas si lointaine, où le sac de plastique régnait en maitre! Sans le savoir, elle m’a incitée à l’imiter. Aujourd’hui, je suis fière de sa persévérance! Elle m’a permis d’élever mes enfants dans une conscience écologique que je vois maintenant transparaitre dans leurs gestes au quotidien. Soyons une inspiration pour notre entourage! Transmettons à nos jeunes des traditions leur offrant un avenir plus vert et écoresponsable.

N’oubliez pas la prochaine conférence de la SHÉDO le jeudi 19 août 2021 à 19h30. Saviez-vous qu’il est illégal de réhabiliter un oiseau sauvage sans permis? Comment fonctionne un centre de réhabilitation pour les oiseaux blessés? Venez rencontrer sur Zoom, Mme Jo-Annie Gagnon, conférencière pour le Centre de refuge Le Nichoir.

Nous vous rappelons que votre carte de membre de la SHÉDO (25 $) vous donne droit à un rabais de 10 % dans la plupart des pépinières, en plus de vous permettre d’assister à nos conférences? Vous pouvez aussi payer 10 $ par conférence (paiement 48 heures à l’avance) par chèque, argent comptant ou virement Interac. Communiquer avec Monsieur Eddy Dupuis: e . d u p u i s @ h o t m a i l . c a

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(par Chantal Pepin, membre invitée).

Journal Altitude : juillet 2021

Jardin rêvé, jardin des fées

Avez-vous déjà été particulièrement séduits par un jardin que vous avez visité? Un jardin tellement inspirant qu’il a eu une influence sur le vôtre? Il y a quelques années, nous sommes allés avec la SHÉDO aux Jardins Antoine-Lacombe à St-Charles-Borromée. La particularité de cet endroit, c’est qu’en plus de nous présenter de superbes aménagements, il adopte une thématique nouvelle chaque année. Lors de notre passage, le thème était le jardin des fées. Pour moi ce fut un véritable coup de cœur! Si ce jour-là, les fées se sont montrées très discrètes, voire invisibles, de nombreux indices de leur présence sillonnaient les sentiers. Longtemps après cette visite, j’ai revu dans ma tête les objets miniatures, les minuscules ponts suspendus et les maisons de fées sur les arbres. Peut-être envoutée par la poudre magique de ces créatures mystérieuses, j’ai décidé de recréer un jardin de fées dans ma cour. Inspirée par le projet, ma jeune voisine a proposé des idées vraiment créatives et nous avons ainsi élaboré une jolie forêt enchantée, parsemée de petites portes sur les arbres, de lutins en action et de créations artistiques, presque toutes conçues avec du matériel recyclé. Développer cet espace et vivre sa constante progression me fait un bien moral immense. Lors de vos prochaines visites de jardin, n’hésitez pas à vous laisser inspirer et réaliser vous aussi votre jardin rêvé!  Pour l’été 2021,  Maison et Jardins Antoine-Lacombe proposent un nouveau parcours ludique avec l’exposition TRICÉRATOPS ainsi que plusieurs autres activités. Une sortie à prévoir! http://www.antoinelacombe.com

Notez déjà à votre agenda notre prochaine conférence le jeudi 19 aout à 19 h 30. Vous pourrez rencontrer sur Zoom, Mme Jo-Annie Gagnon, conférencière pour le Centre de réhabilitation Le Nichoir et en apprendre plus sur le comportement à adopter avec un oiseau blessé.

Nous vous rappelons que votre carte de membre de la SHÉDO (25 $) vous donne droit à un rabais de 10 % dans la plupart des pépinières, en plus de vous permettre d’assister à nos conférences? Vous pouvez aussi payer 10 $ par conférence (paiement 48 heures à l’avance) par chèque, argent comptant ou virement Interac. Communiquer avec Monsieur Eddy Dupuis: e . d u p u i s @ h o t m a i l . c a

Finalement, on ne peut passer sous silence le bel hommage reçu par notre présidente de la SHÉDO, Mme Réjeanne Castonguay: la médaille du lieutenant-gouverneur pour les aînés, qui reconnait son remarquable engagement bénévole au sein de la communauté. Bravo Réjeanne! C’est amplement mérité!

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(par Chantal Pepin, membre invitée).

Info du Nord (bis)

UNE CONFÉRENCE SUR LES PLANTES ALPINES ? QUELLE DRÔLE D’IDÉE !

Pourquoi devrais-je m’intéresser à la prochaine conférence de la SHÉDO sur les plantes alpines ? Nous ne sommes quand même pas dans les Alpes et ce n’est pas demain que je vais me mettre à yodler dans mon jardin, me direz-vous. Détrompez-vous, les plantes alpines pourraient vous être très utiles !


Avez-vous dans votre jardin un coin qui a un sol mince, pauvre et rocailleux, où les plantes classiques refusent généralement de pousser ? C’est là que les plantes alpines peuvent venir à votre rescousse. Ces vivaces, qui résistent très bien aux rigueurs de nos hivers, profitent du peu de sol sous les pierres pour y faire pénétrer leurs racines, ce qui leur permet d’aller chercher la fraîcheur et l’humidité dont elles ont besoin lors des fortes chaleurs. Malgré cet environnement peu hospitalier, elles réussissent à se parer d’une multitude de fleurs, souvent très colorées et surdimensionnées, idéales pour attirer les insectes pollinisateurs. Elles ont une seule exigence : du soleil !

Que demander de plus ? Une belle rocaille bien garnie, ça ne se refuse pas ! Vous comprendrez que la conférence Zoom donnée par Julie Boudreau, horticultrice de renom, ne peut que vous apporter des solutions bienvenues ! C’est donc un rendez-vous à ne pas manquer dans le confort de votre foyer le jeudi 17 juin 2021 à 19h30!


Série des conférences 2021 de la SHÉDO: 25 $, ou 10 $ par conférence, paiement 48 heures à l’avance par chèque, argent comptant (contact Eddy Dupuis, e d u p u i s 9 8 0 @ g m a i l . c o m ou par virement Interac:

Destinataire : SOCIETE D’HORTICULT

Courriel: cotisationshedo@gmail.com

Question : Nom de plante

Réponse : Pimbina

(par Suzanne Cailloux-Cohen, Communications SHÉDO)